Septembre 2018

rentrée de pollen

Nous y voilà, les belles et chaudes journées se font plus rare et les arbres se parent d’une multitude de couleur. L’automne est en chemin et avec lui son lot de changements dans la ruche.
De notre côté, le moment est venu de valoriser le travail de nos abeilles, de le partager et de vous faire plaisir.

Le miel, un travail d’orfèvre jusqu’au bout

C’est fait ! L’ensemble de la récolte est maintenant en pot et c’est peu dire (soulagement). La doseuse automatique qui aurait dû nous donner un joli coup de main nous a laissé tomber…on a donc pris notre mal en patience pour remplir à la main et l’un après l’autre l’ensemble des pots. Ce fut long, mais on y a mis tout notre cœur (et notre énergie) !

mise en pot à la main du miel

On en profite pour vous annoncer le retour du Miel de Haute Montagne. La récolte est (très) limitée, mais la qualité est au rendez-vous. Le miellat de sapin lui donne à nouveau une belle rondeur, une certaine douceur, et un côté caramel/nougat très agréable.

L’AVELY bientôt disponible

Notre bière au Miel des Alpes, brassée de façon traditionnelle par la brasserie LE BAIGNEUR sera disponible dès la mi-octobre à la brasserie du Théâtre. Il sera ensuite possible de la commander.

Salon GOURMET

Les 23 et 24 septembre derniers, nous étions du côté de Paris pour le salon de l’épicerie fine. Nous sommes ravis d’avoir pu vous rencontrer et vous faire découvrir nos miels. De belles découvertes gustatives.

salon gourmet paris 2018

Que se passe-t-il dans la ruche ?

En cette fin du mois de septembre, l’heure est au grand renouvellement de population. Les vieilles butineuses reviennent à la ruche les pattes chargées de belles pelotes de pollen qui sont immédiatement utilisées pour élever leur succession. Le rôle de ces jeunes abeilles d’ « hiver » n’est plus de collecter du nectar mais au contraire de se ménager en prévision de la reprise d’activité au printemps. L’activité au trou de vol s’en trouve modifiée et réduite. Bien que les abeilles soient encore présentes en nombre, il ne faut pas s’y tromper, il s’agit de gardiennes contrôlant scrupuleusement les entrées. Seuls les membres de la colonie en bonne santé sont autorisés à entrer, les abeilles malades sont écartées au même titre que les guêpes et tout autre insecte voulant profiter du butin.

Un varroa sur le thorax d'une abeille, petite forme ovale et orange
Un varroa sur le thorax d'une abeille, petite forme ovale et orange

Cette année malheureusement, le nombre de colonies malades est particulièrement élevé. Le varroa a profité d’une saison particulièrement propice à son développement pour infester largement les ruches. Nous avons pu constater sa présence directement sur les abeilles dans les colonies les plus touchées. Résultat : lorsqu’il pique les abeilles, il favorise la pénétration du virus CBPV (Chronic Bee Paralysis Virus) aussi connu sous le nom de maladie noire. Il n’est pas le seul responsable, la sécheresse en fin de saison a amené les abeilles à récolter des miellats sur les conifères et le maïs qui sont eux aussi favorables à la pénétration du virus.

"Tapis" d'abeilles malades et mortes à l'entrée d'une ruche
"Tapis" d'abeilles malades et mortes à l'entrée d'une ruche

Notre inquiétude était grande au début du mois puisque les symptômes étaient visibles devant de nombreuses ruches (des abeilles rampantes, tremblantes, incapables de voler, d’aspect noir luisant, dépilées, et largement repoussées par les gardiennes). Dans les cas les plus inquiétants, il n’y avait même plus de provisions et pas non plus de couvain.

Sinon, pour les autres colonies, l’heure est à la préparation du logis pour affronter l’hiver. Il s’agit d’optimiser la position de la grappe par rapport à la sortie, l’aération, et la proximité avec les provisions. Les alvéoles disponibles servent à engranger les dernières récoltes de nectar (bruyère, phacélie, lierre) et de pollen.

Quelles interventions sur les ruches ?

Dans quelques jours, nous effectuerons la visite d’automne pour évaluer la force des colonies, la quantité de provisions disponible, et l’efficacité des traitements contre le varroa. A cette occasion nous nous assurerons que les conditions optimales d’hivernage sont réunies.

Nourrir

Suite à la visite d’automne on pourra évaluer les provisions stockées et définir la quantité de complément à donner ou non. Les ruches malades doivent notamment refaire leurs provisions, il est important de les nourrir régulièrement.

Surveiller les essaims

Installer dans des ruchettes dans lesquelles ils ont pu se développer plus sereinement, ils devraient maintenant occuper l’ensemble des cadres. Si ça n’était pas le cas il faudrait réduire le volume en ajoutant des partitions. Enfin, on s’assure que les ruchettes sont en bon état pour passer sereinement l’hiver.

Abeilles malades à l'entrée d'une ruchette (entourées en rouge)
Abeilles malades à l'entrée d'une ruchette (entourées en rouge)

Agir contre le varroa

Il faut poursuivre le traitement dans les colonies les affectées sans quoi les abeilles ne passeraient pas l’hiver.

Quid de la reine ?

Les colonies étant moins populeuse, il est plus aisé de trouver les reines. Un petit point de peinture rouge nous permettra de gagner du temps en lors des prochaines visites. Il faut aussi noter celles qui devront être remplacées en début d’année 2019.

Une reine marquée d'un point rouge

Rendez-vous le mois prochain avec une actualité encore plus riche 😎

L’équipe Confidences d’Abeilles

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