Mars 2018

Rucher confidences d'abeilles sortie hiver 2018

Exit les températures plus clémentes et la visite de printemps envisagée le mois dernier. Le froid et les flocons nous rappellent que l’hiver n’a pas encore cédé sa place au printemps. La situation est bien différente de celle vécue l’an dernier ; la visite de printemps avait eu lieu le 11 mars, elle interviendra 4 semaines plus tard cette année.

Un hiver long, une bonne chose

En 2016 et plus encore en 2017, le printemps avait chassé l’hiver avec 4 bonnes semaines d’avance. La nature s’était donc réveillée très tôt en couvrant les arbres de fleurs mais sans laisser le temps aux colonies de se développer. Résultat, elles n’ont pas pu tirer pleinement parti des premières floraisons pourtant capitales pour leur croissance. Quand bien même les abeilles furent assez nombreuses dans les ruches, le mauvais temps et le froid sont revenus s’installer anéantissant alors tous les efforts de développement et affamant même plusieurs colonies. Une situation dramatique qui explique en partie la faible production française en 2017.
Les choses sont donc différentes cette année ; mis à part l’exceptionnelle pluviométrie (cela devrait continuer jusqu’en mai) c’est un schéma assez classique qui se profile. Les conditions climatiques seront-elles nos alliées en 2018 ? On l’espère !

Interventions extérieures en attendant

Qui dit hiver plus long, dit plus de provision pour traverser cette période pauvre en sources de nectar abondantes. En effet, nos ruches sont passées de 30kg en moyenne fin décembre à 24,5kg début mars avec une accélération de la consommation dans les dernières semaines. Il faut donc craindre la famine dans les ruches ayant débuté l’hiver avec trop peu de provisions (les essaims créés en fin de saison notamment). On complète ainsi leur provision pour éviter de les perdre.

A gauche la ruche ayant effectuée un 1/2 tour et posée sur son nouveau fond, à droite l'ancien fond.
A gauche la ruche ayant effectuée un 1/2 tour et posée sur son nouveau fond, à droite l'ancien fond.

Un beau développement va de pair avec un environnement sain. Pour cela, nous avons changé tous les fonds amovibles de nos ruches (avantage des éléments plastiques) et leur avons fait faire un demi-tour. Hein, pourquoi ? C’est une petite astuce qui les force les abeilles à nettoyer les cellules qu’elles n’auraient pas utilisées au cours de l’hiver. Comme la grappe hiverne sur le devant de la ruche, l’arrière est délaissé ; le demi-tour les force donc à exploiter l’arrière devenu avant.

Changer le fond des ruches c’est aussi l’occasion de détecter les ruches à problèmes et d’intervenir rapidement si besoin. L’observation des déchets tombés nous fournit beaucoup d’informations et nous permet par exemple d’évaluer la pression en varroa d’une ruche.

A gauche le fond d'une ruche avec des abeilles mortes, à droite la plaque située sous le "grillage" et sur laquelle les déchets tombent.

Sur le rucher

Il ne faudra pas attendre la sortie d’un essaim ou l’arrivée d’une nouvelle colonie pour envisager la création d’un support supplémentaire. On se félicite toujours d’avoir anticipé après coup ; même chose pour le matériel destiné à la récupération d’essaim. La galère ne survient que dans l’urgence, autant l’éviter.

L’abreuvoir

Une fois de plus c’est un élément très important ! Malgré l’abondante quantité d’eau disponible autour des ruchers, nos abeilles ont déjà pris d’assaut celui que nous avions mis en place l’année dernière. Tant mieux, elles sauront où aller en juillet.

A gauche les abeilles profitent de l'abreuvoir aménagé

On vous dit à très vite pour vous détailler notre visite de printemps !

L’équipe Confidences d’Abeilles

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